04 juillet 2008
Ah, si seulement...

Moi, guettant les autres postulants
J'ai donc pris la route ce matin à 6h45, avec 4 heures de sommeil dans les dents (Harry Potter et la Coupe de Feu occupe une partie de mes nuits en ce moment). Pas trop de monde sur la route ; j'avais peur de me paumer en arrivant mais j'ai trouvé du premier coup. La personne à qui j'ai parlé au téléphone mardi m'a offert un café, puis on est passé à l'entretien. Je suis restée une heure et demie, elle m'a dit que j'avais un bon profil pour être négociatrice. Je préfère commencer par un poste d'assistante, cela me permettrait d'entrer par la petite porte, de découvrir la profession sous tous ses angles et ensuite, pourquoi pas, de passer négociatrice. Mais bon, il y a encore moins de postes à pourvoir en tant qu'assistante...
Elle a envoyé aujourd'hui mon CV à une agence qui recherche une assistante. Evidemment, je ne suis pas la seule sur la liste, loin de là. Ce serait parfait pour moi : j'aurais l'école et le boulot dans la même ville, une ville que j'aime beaucoup et où j'adorerais habiter. J'espère que ça ne va pas faire comme les autres candidatures que j'ai envoyées, et qu'elle ne va pas finir à la poubelle avec les chutes de papier et les filtres à café de la secrétaire, tout ça parce que j'habite à 150 km, que je n'ai jamais roulé du cul dans un cabinet de notaires (j'ai renoncé à mon stage parce que je n'avais pas le choix) ou que ma gueule ne leur revient pas (on dirait une serial killeuse sur la photo de mon CV, je suis affreusement moche). Ptain, je serais prête à tout pour qu'ils me prennent. Vous voyez le clip de Murder on the dancefloor ? Ben c'est tout pareil :) Mais encore faut-il qu'ils me convoquent.
En tout cas, je n'ai pas vu le temps passer. Quand je suis sortie, il pleuvait des cordes. Je n'avais plus une seule cigarette ; le centre commercial d'à côté n'avait pas de bureau de tabac. Mais je n'avais pas envie de m'aventurer dans la ville. D'une part je conduisais la grosse voiture de ma mère avec laquelle je ne suis pas très sûre de moi, et d'autre part j'avais peur de ne pas retrouver la route pour rentrer. Je voulais aller voir la mer, mais le temps était absolument dégueulasse, alors je ne me suis pas attardée. J'ai rejoint la nationale et j'ai fait un détour par un petit bled où j'ai enfin trouvé des cigarettes.
Si vous avez des plans (même tordus) pour que je décroche un entretien, je suis preneuse ;)
01 juillet 2008
...
Je ne voulais pas en parler en avance, mais fuck les superstitions et autres conneries du genre : j'ai un entretien vendredi matin dans un centre de formation, et si ça se passe bien, ils proposeront ma candidature à des agences immobilières. Alors vous allez me dire que jusqu'ici on a vu ce que ça a donné, les candidatures : des pets de lapin. Mais c'est dans une ville où j'adorerais vivre, bourdel de merde il faut que je lui plaise et qu'elle appuie mon CV avec ses deux pieds auprès des employeurs. Je vais préparer un truc béton pour la convaincre.
Priez pour que ça marche, les mecs...
29 juin 2008
Anecdote 3 : le tonneau percé
La victime...
Enfants, ma cousine et moi passions tous nos mercredis après-midi chez nos grands-parents. Nous inventions toutes sortes de jeux intelligents, comme le micro-ondes (tourner sur soi-même très vite, puis s'asseoir par terre et fermer les yeux pendant que ça tournait), le soldat de plomb (se laisser tomber raide sur le canapé sans mettre les mains pour se rattraper), ou encore passer dans le salon en faisant le somnambule pendant que sa soeur discutait avec ses copines. Bon, pour être plus juste, les idées à la con c'est moi qui les avais, et ma cousine faisait...
A l'âge de 13 ans, j'ai participé au spectacle de fin d'année de mon collège, qui avait pour thème les Antilles. Pour m'aider à retenir les paroles des chansons (en créole), j'avais tous les morceaux enregistrés sur une cassette. J'en ai fait écouter plusieurs à ma cousine, qui a bien aimé. Quelques jours plus tard, nous étions dans le jardin de mes grands-parents quand j'ai aperçu un tonneau rempli d'eau. J'ai alors dit à ma cousine :
"Tiens, je suis sûre que si on tape sur le tonneau avec un outil, ça fera le même son que sur les percussions créoles".
Mon idée l'a emballée. Elle a pris une pioche et a frappé le tonneau... avec le côté pointu, évidemment. Quelques instants plus tard, un magnifique trou s'est formé dans le plastique, laissant l'eau se déverser dangereusement sur les graviers. J'ai ouvert les yeux comme des soucoupes tandis que ma cousine se bidonnait. Comble de chance pour elle, sa mère est venue la chercher très peu de temps après. Comble de malchance pour moi, ma mère n'arrivait qu'une heure après...
...l'arme du crime
Et bien sûr, il a fallu que ma grand-mère aille dans le jardin pour étendre son linge. Fébrile, je l'ai observée par la fenêtre ; elle a tout de suite vu que le tonneau était en train de se vider. Putain, j'avais les fesses qui faisaient bravo. Je n'ai pas eu besoin de dénoncer ma cousine, ils ont tout de suite su qui était l'auteur de la blagounette. "Elle a le diab' au corps !" s'est exclamée ma grand-mère.
Le mercredi suivant, les volets de la maison étaient fermés ; aucune voiture devant. Ma cousine et moi croyions donc être seules. Je lui ai raconté ce qui s'était passé après son départ ; on est allées dans le jardin pour voir ce qu'il était advenu du tonneau. Tout à coup, on a entendu une voix tonitruante derrière nous :
"Ouais c'est ça, va admirer tes conneries !"
On s'est retournées, et on a vu notre grand-père, perché au premier étage, en train de réparer la fenêtre... Il a ajouté :
"Ah ça les conneries, t'en connais un rayon !"
La surprise mêlée au souvenir de l'eau sortant du tonneau nous a embarquées dans un fou rire incontrôlable. Mais les engueulades ne sont pas allées plus loin...
En écrivant ce billet, j'ai moi-même rigolé toute seule comme une conne, devant mon écran, en repensant que ma cousine faisait vraiment bien le soldat de plomb...
27 juin 2008
C'est repartiiiiii !
Ah l'hôtellerie, c'est autre chose que l'immobilier : une simple télécandidature sur le site de l'ANPE, et le mec m'a rappelée direct. Même pas eu besoin de téléphoner moi-même... Je commence demain matin. Ca ne devrait pas être trop compliqué : c'est un hôtel de la même chaîne que celui où je bossais dans la Ville [un peu moins] Maudite et j'ai de l'expérience pour le poste. Ce n'est pas le Pérou mais au moins j'aurai un peu de thunes. Reste à savoir si les gérants, la gouvernante et les collègues seront aussi cool qu'à mon ancien taff, mais bon, franchement c'est secondaire. Je fais mon boulot, point barre. Pour info, la boîte qui m'employait l'année dernière a déposé le bilan... J'ai bien fait de réclamer mes heures supplémentaires ; mes anciennes collègues doivent galérer pour se faire payer.
Si ça se passe bien, ça veut dire qu'à partir du 15 juillet, je vais devoir cumuler deux taffs. Je vais être naze et cassée de partout... Et ce n'est que provisoire ; ça ne change rien au fait que mes candidatures auprès des agences immobilières se heurtent toutes à un mur d'indifférence. Je ne perds pas espoir, mais fait chier bordel.
Si je pouvais réussir mon concours fin septembre et arrêter de me prendre la tête... Avoir du temps libre pour reprendre mes études et arriver au sommet ; reprendre ce que j'avais commencé et aller jusqu'au bout. Je sais que j'y arriverai, mais quand, that is the question.
26 juin 2008
Mon plan de carrière

"Bonjour, c'est pour un boulot !"
J'ai remballé mon décolleté pigeonnant ; il n'y aura pas d'agences immobilières présentes au salon de recrutement, vendredi... Quant aux candidatures par le biais de l'ANPE, à mon avis ça ne donnera rien. J'ai bien pensé mettre une photo où je me caresse les roploplos sur mon CV, mais même ça, je suis sûre que ça servirait à que dalle. A tous les coups, ces gros sadiques d'agents déchirent les courriers avant de les ouvrir. Peut-être même que la secrétaire (vous savez à quel point j'aiiiiiime les secrétaires) se torche avec les enveloppes (faut que je pense à les cranter :p). Est-ce un test pour voir les candidats vraiment motivés ? Merde, dans ce cas qu'ils ne perdent pas leur temps à demander qu'on leur écrive (en précisant sur l'annonce de ne pas se présenter à l'agence). Il va donc falloir que je délaisse le clavier, le stylo, les timbres et les numéros d'annonce, que je prenne mon ptit téléphone et que j'appelle moi-même, quitte à me prendre 10000 vents in ze face. Je suis beaucoup moins timide qu'avant au téléphone ; dans les jours de grande forme je peux même donner le change et avoir l'air très sûre de moi. Mais j'ai toujours peur des questions pièges. J'ai beau me dire que le mec à l'autre bout du fil fait caca comme tout le monde, j'ai l'air d'avoir Parkinson tellement je tremble. Ca ne me dérangerait pas de me présenter directement là-bas ; au contraire ils verraient que j'ai le profil de l'emploi (ben quoi ?). Mais les postes sont très loin de chez moi et zob, je ne vais pas me taper 600 bornes en Corsa pour trouver porte close.
Finalement, je vais peut-être appeler mon cousin de Paris et squatter les soirées HEC avec lui, au moins je ramènerai des bouteilles de la Veuve Coquelicot et je les revendrai sur EbayZE. Et ensuite je monterai ma propre agence, tiens (commander, je saurai faire, t'inquiète...). Si ça ce n'est pas de la super ambition, je ne m'appelle plus Cassandre.



